La nouvelle promesse du maire de Toulouse : l’austérité pour tous

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le maire de Toulouse entretient une certaine ambiguïté dans ses relations avec le nouveau Président de la République. Sa majorité est divisée entre opposants tout court, opposants compatibles, opposants constructifs, partisans nuancés, partisans tout court, au point que plus personne ne s’y retrouve. Pas même Jean-Luc Moudenc, qui peine à trouver un consensus quand il s’agit de se prononcer sur des actions gouvernementales. La protestation contre la baisse des aides personnalisées au logement, lors du dernier conseil, n’a pas fait l’unanimité dans sa majorité, loin s’en faut.

Et l’on ne sait pas très bien comment le maire de Toulouse lui-même se positionne. En témoigne sa volte-face sur la baisse des dotations de L’État aux collectivités territoriales. Quand elle avait été annoncée par le précédent gouvernement, Jean-Luc Moudenc n’avait pas eu de mots assez durs. En 2015, il signait une pétition affirmant que cette décision signifiait « la disparition programmée des communes ».  On pouvait y lire qu’il n’y aurait « plus d’eau pour votre douche. Plus d’écoles, de crèches et de cantines pour vos enfants. Plus de transports en commun pour aller travailler. »

En juillet dernier, le nouveau Président de la République a demandé 13 milliards d’euros d’économies supplémentaires aux collectivités.

On s’attendait à de nouveaux cris d’orfraie de la part du maire de Toulouse. Las ! 15 jours après la sortie du décret, lui d’habitude si prompt à communiquer à tout va, se fendait d’un tiède communiqué aux couleurs de France Urbaine dans lequel il se montrait on ne peut plus compréhensif : « Les collectivités comprennent qu’elles doivent apporter leur contribution au redressement des finances publiques mais cette question est si difficile qu’on ne pourra avancer qu’à travers un réel processus de concertation. Plus que jamais, j’appelle l’exécutif à clarifier ses intentions et à instaurer un dialogue honnête, seul à même d’établir l’indispensable confiance. »
On l’avait connu plus virulent…

Pendant ce temps, Jean-Luc Moudenc prépare un nouveau tour de vis, malgré la cagnotte engrangée depuis 3 ans grâce à l’augmentation des impôts et des tarifs. Et il va commencer à devenir difficile pour lui d’en imputer la faute à la précédente équipe municipale ou au précédent gouvernement.
Sa nouvelle promesse est celle de l’austérité : restriction du périmètre et de l’accès à nos services publics, dégradation de leur qualité, moins de moyens aux associations pour faire du lien et répondre aux besoins des plus démunis, moins de personnel pour donner du sens aux nouveaux défis écologiques, numériques, sociaux, culturels… Et toujours augmentation des tarifs.
Parmi les derniers exemples en date : la hausse des tarifs des transports pour tous les Toulousains, notamment pour les chômeurs, et la fin de la gratuité pour les seniors. Et il n’est pas sûr qu’un « dialogue honnête, à même d’établir l’indispensable confiance » se soit tenu auparavant avec les principaux intéressés…

Dernier exemple en date : la hausse des tarifs des transports pour tous les Toulousains, notamment pour les jeunes et les chômeurs, et la fin de la gratuité pour les seniors. Et il n’est pas sûr qu’un « dialogue honnête, à même d’établir l’indispensable confiance » se soit tenu auparavant avec les principaux concernés…