Vœu en faveur du commerce de proximité

Ce vœu présenté par Romain Cujives visait à faciliter le maintien et l’installation des commerces indépendants en centre-ville a par la suite été retiré car dénaturé par un amendement de la droite :

« La ville de Toulouse, comme d’autres villes françaises, connait depuis plusieurs mois des mouvements sociaux de contestation. En marge de ce légitime mouvement, des casseurs ont durablement mis en difficulté́ les commerces du centre-ville de Toulouse.

Ces problèmes conjoncturels ne sauraient nous faire occulter les problèmes structurels qui affectent les commerces indépendants de notre centre-ville et donc l’attractivité́ de notre ville.

Au premier rang se trouve l’explosion des loyers commerciaux. Cette augmentation massive des loyers empêche l’accès ou le maintien des petits commerces en centre-ville, face à̀ une concurrence sans vergogne des chaines nationales ou internationales, d’une part, et des grandes surfaces en périphérie de la ville, d’autre part.

Nous nous refusons à voir le centre-ville de Toulouse s’uniformiser ne rassemblant plus que les grandes enseignes, les banques, les agences immobilières ou les magasins de téléphonie mobile.

Les grands centres commerciaux de périphérie tant sur le territoire toulousain qu’à l’échelle de la Métropole posent de graves questions environnementales et participent également à une déstabilisation du commerce de proximité́, vecteur de lien social et de qualité́ de vie dans les quartiers.

Il est urgent de défendre le commerce de proximité. La responsabilité de notre Conseil municipal est de protéger la vitalité́ du centre-ville dont dépend en majeure partie son attractivité́ et son rayonnement économique.

En conséquence, le Conseil Municipal de la Ville de Toulouse, réuni le 8 février 2019, décide :

Article 1 : Qu’une réflexion en lien étroit avec les Maires de la Métropole soit sans délai lancée concernant la nécessité de décréter un moratoire sur l’extension des zones commerciales de périphérie, à l’échelle de la Métropole, afin de mesurer de manière objective l’impact des projets en cours sur l’environnement, l’économie et l’emploi local, mais aussi de préserver l’emploi de proximité́.

Article 2 : De demander à l’Etat de légiférer afin d’encadrer les montants des baux commerciaux afin que les prix permettent le maintien de commerçants indépendants en centre-ville ».