Plan de soutien aux commerçants : allons plus loin, n’attendons plus !

La mobilisation des collectivités territoriales afin de soutenir les commerçants toulousains a été félicitée par Joël Carreiras : 300 000 euros de la part du Département, 3 millions de la Région et ici un Plan Marshall municipal afin d’exonérer des droits de places et offrir des tickets de stationnement. Les groupes d’opposition municipaux de Gauche sont d’accord : ce plan Marshall ne va pas assez loin pour aider les commerçants.

« Pourquoi ne pas avoir créé une commission d’indemnisation des commerçants ? » a demandé Monsieur Carreiras au Maire de Toulouse. Celle-ci aurait créé les conditions de rencontres formelles et chiffrées avec les commerçants, en lien avec les partenaires et elle aurait pu être présidée par un magistrat.

« Pourquoi ne pas avoir reconduit la mise en place d’un fond relai comme en 2015 pour réparer les dommages sur les commerces ? ». Créé en 2015 suite aux débordements de la manifestation contre le barrage de Sivens, nous aurions pu l’envisager de nouveau cette année, bien que nous n’ayons eu aucun retour sur l’utilisation de celui de 2015.

Pour Joël Carrerais, les mesures d’exonération sont nécessaires, mais ce qui intéresse le plus les commerçants ce sont des clients qui ont du pouvoir d’achat et il faut dire qu’à ce sujet la politique menée par la droite depuis 2014 a accentué les difficultés des toulousains avec une augmentation des impôts et des tarifs municipaux. La responsabilité est donc aussi locale, celle de faire en sorte que les commerçants puissent vivre.

De son côté, l’Etat n’exonère rien mais s’exonère de tout. Joël Carreiras a rappelé que l’Etat restait le grand absent de cette délibération, alors qu’il était doublement responsable, juridiquement et politiquement, et en charge de l’ordre public et du droit à manifester. C’est pourquoi, Monsieur Carreiras a demandé à déposer un amendement à la délibération, visant à lancer un recours contre l’Etat compte tenu des débordements répétitifs, du problème de sécurité intérieure et des dommages occasionnés, visant à engager la responsabilité de l’Etat.

Le groupe socialiste s’est félicité de l’adoption par le Conseil Municipal de cet amendement.