Propos liminaire de François Briançon lors du Conseil municipal du 19 octobre 2018

Dans son propos liminaire, François Briançon, Président du groupe socialiste de la ville de Toulouse, a dédié ses premières lignes à la Poste du quartier de Croix de Pierre qui est dans une situation plus que délicate. Sauvée il y a 5 ans par une décision de la majorité de Gauche, en mettant à disposition une salle municipale, ce service se trouve de nouveau menacé de fermeture. Alors que le comité de quartier, les usagers et les élus d’opposition sont déjà mobilisés pour demander à la direction de la Poste d’annuler son projet de fermeture qui serait inacceptable dans un quartier aussi dense, vivant et diversifié, les socialistes ont appelé la majorité de droite à soutenir ce refus de fermeture :

Je souhaite, mes chers collègues,  que vous puissiez les soutenir, que vous puissiez nous soutenir, dans cette demande.  Elle est attendue par une majorité des habitants, notamment par celles et ceux qui en raison de contraires familiales, professionnelles, d’âge ou de santé, auront le plus de difficultés à se déplacer ailleurs, pour accomplir leurs formalités.

François Briançon a ensuite rappelé devant l’assemblée la situation de Madame Odile Maurin qui, habitante handicapée et Présidente de l’Handi-social, a été convoquée par la police pour entrave lors d’une manifestation organisée contre le lobby des organisations patronales du bâtiment favorable au maintient de l’article 18 de la loi ELAN.

Les élus locaux doivent être opposés à cet article de loi qui va autoriser la réduction de la production de logement neufs accessibles de manière importante. De même, il lui a adressé tout son soutien, qui s’ajoute à celui de nombreuses associations toulousaines.

Enfin, François Briançon a abordé un dernier sujet, celui de la sécurité puisque Toulouse connaît actuellement une augmentation des violences faites aux personnes et en particulier aux femmes, une hausse des cambriolages avec un important pic durant l’été et un maintien voire une aggravation dans certains quartiers d’actes inciviques, sans parler du développement de zones de non-droit qui continuent de se créer autour des trafics ou des actes racistes, homophobes et antisémites. Cette réalité engendre un sentiment fort et compréhensible d’insécurité qui préoccupe de très nombreux toulousains, qu’ils soient parents, jeunes ou âgés.

Pourtant, pour rappel, Monsieur Jean-Luc Moudenc avait largement axé sa campagne électorale des municipales sur la sécurité, agrémentée par des phrases fortes sur le sujet, et avec une promesse faite aux toulousains : « Vous vous étiez engagé, devant les toulousains, à faire reculer de manière importante l’insécurité, avez-vous le sentiment d’avoir réussi ? ».

Ici, la question n’est clairement pas de savoir si les moyens techniques et humains promis par la droite ont été mis en place, notamment car ils l’ont été, mais d’en mesurer leur efficacité. Par exemple, malgré l’installation de caméras de vidéosurveillance et l’augmentation des effectifs de police dans le quartier d’Arnaud Bernard, le trafic de stupéfiants perdure, les agressions continuent et les riverains vivent toujours sous la crainte des dealers. Ainsi, la question est de savoir pourquoi les résultats ne sont pas au rendez-vous. Lors de la campagne électorale, la gauche était systématiquement accusée de ne pas vouloir intervenir en matière de sécurité et de s’en remettre à l’État. Aujourd’hui, on remarque donc que la droite a échoué, malgré les moyens débloqués, déployés et développés.

Ce ne sera pas la seule promesse de campagne électorale que Jean-Luc Moudenc ne tiendra pas : « depuis le fameux 0% d’augmentation d’impôts locaux vous êtes le champion de France incontestable et incontesté du mensonge électorale ». Ce qui est le plus grave dans les déclarations de campagne non tenues par le Maire, c’est qu’elles décrédibilisent la parole des élus au moment où le niveau de tensions sociales et l’image pitoyable que donne le débat politique national réclameraient, au contraire, du sérieux : « Sur cette question – comme dirait votre ami Gérard Collomb lorsqu’il parle du Président de la République – vous manquez d’humilité ».

Je n’irai pas plus loin. Je voulais juste aujourd’hui faire ce constat : celui de votre échec pour améliorer la sécurité des toulousains. Une campagne électorale va débuter dans les prochains mois, les toulousains auront l’occasion de vous demander des comptes – et ils ne sont pas bons – nous aurons l’occasion de revenir sur vos mauvais résultats, sur les raisons de l’augmentation de l’insécurité et sur les solutions que la gauche toulousaine proposera ».

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