La culture mise à mal par la baisse des subventions

Cécile Ramos a commencé son intervention en rappelant que lors de la première commission culture de ce mandat, Marie-Pierre Chaumette avait souhaité savoir « dans quels délais pourra être étudiée l’éventuelle réaffectation du projet de Halle des Machines ». Depuis juin 2014, la Garonne a coulé sous le Pont-Neuf, suffisamment pour que nous passions des promesses de campagne à des choses plus sérieuses.

Oui, nous pouvons nous réjouir que la Compagnie la Machine et son Minotaure débarquent dans les rues de Toulouse. En effet, après bien des hésitations, notre ville va connaître la réalité d’un spectacle de rue de grande dimension qui participe au rayonnement de Toulouse. Ce rendez-vous populaire marquera un grand nombre de nos concitoyens. Les socialistes en lançant ce projet ont voulu faire de la culture pour le plus grand nombre et non pour un petit cercle de privilégiés :

C’est faire œuvre utile ».

Concernant les subventions culturelles, la baisse ne souffre d’aucune pause, et répond à la politique de Monsieur le Maire : « en contrepartie de la hausse de la fiscalité, les aides de la municipalité diminuent ». Bien qu’il ne faille pas ignorer les contraintes qui pèsent sur les budgets publics, Cécile Ramos a rappelé que les choix étaient lourds de conséquences puisque la ville de Toulouse est le principal financeur public de la culture.

Pourtant, la prise des solutions a été choisie par Jean-Luc Moudenc, celle de ne pas faire de choix, et de proposer à tout le monde un coup de rabot pour les subventions et laisser les associations se débrouiller toutes seules en leur conseillant d’aller voir d’autres financeurs publics plus généreux.

Pourtant, la demande de démocratie participative est forte et constitutive d’un réel enjeu des politiques culturelles, puisque cette dimension mêle « des exigences collectives, générationnelles, sociales et individuelles ». En effet, la culture est un espace approprié de mise en œuvre d’une gouvernance participative. Cécile Ramos a déploré que cette attitude d’écoute ne progresse guère à Toulouse.

Cécile Ramos a regretté l’absence d’un travail similaire à celui entrepris pour l’élaboration de la Charte de Lecture Publique ou à la manière des assises de la culture que nous avions organisées en 2008 sous les auspices de Nicole Belloubet. Cette étape nous permettrait d’aller au-delà des grandes orientations décidées en vase-clos entre élus comme dans le document métropolitain « Perspectives culturelles 2017-2020 » et pour mieux envisager des redéploiements, des priorités partagées et des mutualisations qui auraient un impact positif sur le secteur culturel.

Pour finir, elle a rappelé que notre responsabilité politique était de préserver ce tissu indispensable et de garder à l’esprit que nos arbitrages avaient des conséquences brutales sur les structures associatives et les artistes les plus fragiles.

Toulouse s’agrandit, sa population augmente, ses besoins en matière éducative, sociale, sportive ou culturelle sont croissants. La culture ne doit pas faire les frais de la politique malthusienne qui étaient au cœur de votre programme de 2014. Encore un effort, Monsieur le Maire, le monde de la culture vous le demande ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *