Inquiétudes sur la contractualisation avec l’Etat

Lors du débat d’orientation budgétaire, les groupes d’opposition ont fait remarquer que deux coquilles de 10 millions d’euros chacune étaient présentes dans le document budgétaire présenté par l’élu en charge des finances de la ville. D’une part, la trajectoire tendancielle était affichée à 575 millions d’euros contre 565 en vérité et d’autre part les frais financiers inhérents à la ville de Toulouse étaient inscrits à 12 millions d’euros contre 2 millions en réalité.

Erreurs inquiétantes, élu qui se décharge sur les services, … Face à cela, Joël Carreiras a fait part de son inquiétude quant au sérieux dans la rédaction de l’évolution prévisionnelle et l’exécution des dépenses pour l’année à venir, tout en espérant que Sacha Brian avait été plus sérieux lors de la rédaction et de la signature du contrat de Toulouse Métropole avec l’État :

Une erreur à ce propos serait beaucoup plus dramatique ».

Pour rappel, Jean-Luc Moudenc a signé en juin dernier un contrat avec l’État qui contraint ses dépenses de fonctionnement de Toulouse Métropole à 1,35%. Alors que de nombreuses collectivités territoriales ont refusé le musèlement de leurs dépenses et une remise en question de la libre administration des collectivités territoriales, la droite a préféré être un bon élève.

Joël Carreiras a ainsi rappelé que les prochaines années étaient hasardeuses puisque qu’une preuve atteste que le contrat sera respecté par l’État lui-même. Nous en doutons compte-tenu de ses propres dotations, de son Projet de loi de finances et des propos tenus par le Premier ministre, Édouard Philippe, qui annonçait prendre le pari d’un important excédent financier des collectivités territoriales pour compenser le déficit persistant de l’État.

Qu’adviendra-t-il des dépenses en 2019, 2020 et après 2020 ? Le risque encouru par ce contrat est que les moyens d’investissement soient essentiellement concentrés sur la nécessité de l’action. En cela, Joël Carreiras a conclu son propos en souhaitant :

le partage de cette crainte qui est de mise, à la vue des annonces qui sont faites par l’État et des chiffres de projection de l’INSEE sur le déficit public ».

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