Propos liminaire de François Briançon – Conseil municipal du 15 juin 2018

Dans son propos liminaire, François Briançon, Président du groupe socialiste de la ville de Toulouse, a invité Jean-Luc Moudenc à ouvrir les yeux sur les réalités qui sont celles de la ville de Toulouse aujourd’hui. « Il existe deux Toulouse. Il y a le Toulouse qui va bien et puis, il y a l’autre visage, le Toulouse qui va mal, celui des fins de mois difficiles, celui du doute et de l’incertitude… Ce Toulouse, est présent partout, dans tous les quartiers, concentré dans certains, diffus dans tous les autres. » Pour lui Jean-Luc Moudenc « a choisi d’accepter cette situation, de ne pas agir. Pourtant l’urgence est là. »

Depuis maintenant 4 ans qu’il est aux commandes de la ville. On peut se demander quel est son bilan social ? Quelle est la grande mesure solidaire qui a été prise en faveur de celles et ceux qui sont en premiers les victimes de la crise ? La réponse est claire : pour les familles en difficultés, la cantine n’est plus gratuite, tous les services publics ont augmenté ; pour les personnes âgées et les demandeurs d’emplois, le transport gratuit c’est terminé ; pour les étudiants, il est plus cher.

En clair la ville est plus dure avec les plus fragiles. Entre la hausse des impôts et des tarifs, Jean-Luc Moudenc aura ponctionné, d’ici 2020, plus de 230 millions d’euros dans la poche des Toulousains. Sa politique est claire : faire payer plus pour offrir moins. François Briançon a souligné ensuite une autre grande responsabilité qui incombe au Maire de Toulouse : celle de s’exprimer, celle de faire entendre la voix de la quatrième ville de France. Aujourd’hui pourtant, nous pouvons en faire le triste constat, maire de la 4 ème ville de France, président de Toulouse Métropole, Président de France Urbaine Jean-Luc Moudenc a décidé que quelle que soit la question il répondrait : « je suis d’accord avec le Président de la République, je suis d’accord avec le Premier Ministre, je suis d’accord avec le gouvernement ».

Lorsque le Premier Ministre propose de placer les dépenses de Toulouse Métropole sous tutelle directe de l’administration préfectorale, le premier à lever le doigt c’est le maire de Toulouse. Lorsque le Président de la République jette au fond d’un tiroir, le rapport Borloo, pourtant porteur d’espoir, il est le seul élu, en France, impliqué sur la politique de la ville, à trouver cela fantastique.

François Briançon a clôt son propos liminaire en faisant une seconde recommandation au Maire de Toulouse « Montrez-nous que pendant vos deux dernières années de mandat, la voix de Toulouse peut être indépendante, forte et puissante. Être un grand maire, aujourd’hui c’est imposer sa ville dans les débats nationaux. Vous avez choisi d’être un maire soumis. Pourtant vous le savez depuis les Capitouls, Toulouse n’a jamais été une ville de vassalité. »