Compte administratif : double effet Kiss-Cool !

L’ordre du jour appelait l’examen du compte administratif de la ville pour l’exercice 2017. Joël Carreiras est intervenu au nom des élu.e.s socialistes pour livrer une analyse critique. En effet, ce document confirme une trajectoire financière qui n’a pas été partagée par les élu.e.s socialistes : « Nous ne pouvons que redire ce que nous avons dit jusqu’à aujourd’hui. Pour les toulousains, c’est une vague d’austérité qui dure sur la base de laquelle vient désormais se greffer et se calculer aujourd’hui une seconde vague, celle de la contractualisation. C’est le double effet Kiss-Cool ! On constate une progression de 46 millions d’€ du produit fiscal depuis 2014. Si on cumule le prélèvement effectué chaque année, nous arrivons à 130 M€ et nous serons à 300 millions d’€ en 2020 en grande partie lié à l’augmentation des taux d’imposition en début de mandat. On constate également une progression de 10 millions d’€ du produit des redevances depuis 2014. Si on cumule les prélèvements effectués chaque année, nous arrivons à 19 millions d’€ et 88 % de ce montant relève des redevances sur le scolaire. En ce qui concerne la baisse des subventions, on constate une baisse de 7 millions d’€ depuis 2014. Si on cumule, on arrive à la somme de 12,5 millions d’€ de baisse de subventions. Aujourd’hui même, à ce conseil, nous allons renouveler des subventions pour 277 associations mais les crédits qui y sont consacrés baissent de 11%. » Par ailleurs, pour Joël Carreiras « ce Compte Administratif n’intervient pas dans n’importe quel contexte. C’est celui de la contractualisation et donc du vote concomitant de l’approfondissement de difficultés qui vont empirer. Les chiffres 2017 nous indiquent que nos dépenses progressent de 2,5 %. A l’avenir, l’objectif de progression limité à 1,45 % des dépenses de fonctionnement, ce seront 6 millions d’€ d’efforts nouveaux en 2018, le double en 2019, le triple en 2020 que nous devrons faire et qui pèserons pour beaucoup sur le personnel qui représente 60% des charges de notre collectivité ». Ainsi, Joël Carreiras a souhaité « alerter à la fois notre conseil et les agents de notre collectivité. Vous n’êtes qu’au début de vos peines. Mon inquiétude est grande, pour les deux ans qui viennent, sur la situation des personnels. Des témoignages affluent d’une multiplication de facteurs de mal-être au travail. Je demande une attention particulière du conseil car il s’agit de la situation d’hommes et de femmes qui vous permettent à tous, chaque week-end, de parader et de faire des selfies avec Toulouse et ses forces vives. »