Comment discipliner les vélos-papillon ?

Bien qu’il n’y ait aucune objection majeure concernant la demande du paiement d’une redevance aux opérateurs privés de free floating, qui est normale et naturelle puisque ces derniers occupent un espace public, c’est la méthode de déploiement des vélos sans stations fixes qui pose question. L’inquiétude que Romain Cujives soulève à ce sujet est double. D’une part, l’arrivée du free floating est invasive avec des vélos stationnés sur les trottoirs gênant les piétons, les séniors, les personnes en situation de handicap, les familles dans leurs cheminements. D’autre part, l’occupation de la ville par ces opérateurs semble sans limites, comme si la marchandisation de la ville l’était aussi. Pourtant, cette délibération reste relativement légère quant aux obligations, outre l’aspect financier, que doivent remplir ces opérateurs privés. Bien que diversifier l’offre de mobilités pour les toulousain-e-s est en soi un élément positif, la question réside sur la manière de travailler avec les opérateurs pour éviter ces incivilités et une privatisation de l’espace public