L’augmentation des impôts de 15% n’était pas justifiée

Après deux ans de discours prétendant que les caisses étaient vides et la banqueroute assurée, l’examen du compte administratif de la Ville, qui permet chaque année d’évaluer l’impact budgétaire des décisions prises l’année précédente, montre que la droite toulousaine a une fois de plus menti. Il prouve surtout que l’augmentation des impôts de 15%, censée compenser la baisse des dotations de l’Etat, était totalement injustifiée.

En effet, les recettes provenant de la fiscalité ont augmenté trois fois plus vite que la baisse des dotations de l’Etat. Elles ont progressé de 18%. A ce rythme, d’ici la fin du mandat, plus de 230 millions d’euros cumulés d’impôts supplémentaires auront été ponctionnés dans le portefeuille des Toulousains ! Les tarifs des services publics progressent de 23%. Les deux-tiers de cette hausse proviennent de l’augmentation du prix de la cantine et du périscolaire. Les subventions aux associations, en revanche, continuent de baisser. Le tour de vis est également très net du côté des dépenses de personnel. De nombreux emplois ne sont pas pourvus, entraînant une détérioration de la qualité des services rendus aux Toulousains, notamment dans les écoles.

En faisant le choix de la dégradation du service public, en faisant le choix de ponctionner sur le pouvoir d’achat des Toulousains, à la fois en tant qu’usagers et en tant que contribuables, la majorité renoue avec les vieux démons de la droite toulousaine, ceux de la dette zéro. Une autre politique est possible. Alors que les taux d’intérêt sont bas et la ville très faiblement endettée, les investissements peuvent être financés en partie par l’emprunt. Jean-Luc Moudenc préfère constituer une cagnotte qu’il redistribuera très probablement à la veille des prochaines échéances électorales. C’est son choix. Mais ce choix n’est pas celui d’une gestion saine, équilibrée et équitable, au service de tous les Toulousains.