Rentrée scolaire : service minimum

A grands renforts de communication, comme toujours, la droite toulousaine annonce sa priorité pour l’éducation. En oubliant au passage la fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis, l’explosion des tarifs des CLAE ou le manque de personnel. Revue de détail de cette rentrée scolaire placée sous le signe du service minimum.

ecole-guilhermy-3En annonçant la construction de dix nouvelles écoles, le maire satisfait à l’obligation qui lui est faite par la loi d’accueillir les élèves de maternelle et d’élémentaire. Et comme le nombre d’élèves augmente, avec le cap de 33 000 élèves franchi cette année, c’est mathématique : le nombre d’écoles doit lui aussi augmenter. Sur les dix écoles annoncées, quatre avaient été lancées par la précédente municipalité, dont la très belle école Guilhermy inaugurée à la rentrée. Une autre, celle de Fleurance, était déjà engagée depuis l’automne 2013. On peut regretter que certains quartiers aient été oubliés, comme Empalot ou Rangueil, où les enfants sont accueillis dans des conditions difficiles.

Le maire de Toulouse oublie aussi un peu vite que sa première responsabilité, c’est la qualité de l’accueil des enfants. De tous les enfants.
Il passe donc allègrement sous silence la fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis, l’augmentation des tarifs pour la plupart des familles, l’explosion des tarifs des CLAE. Et tant pis si de nombreux petits Toulousains ne peuvent plus accéder à un repas équilibré par jour, ni participer aux activités périscolaires, qui font pourtant partie intégrante de leur apprentissage. Dans le même temps, le budget alloué au fonctionnement des écoles a diminué de 13%, dans la plus grande discrétion là encore.

Si la suppression d’une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) par classe a été évitée grâce à la mobilisation de tous, en particulier des parents d’élèves, l’annonce de 100 recrutements ne suffira pas à combler les remplacements, les départs à la retraite et la création de nouvelles classes. Enfin, Jean-Luc Moudenc essaie de masquer par tous les moyens la dégradation de la qualité alimentaire dans les cantines au quotidien et la réduction de 50% du budget consacré au bio.

Cette conception de la politique éducative municipale n’est pas la nôtre. Pour nous, mettre en œuvre un projet éducatif, c’est donner les moyens aux écoles d’avoir un fonctionnement de qualité, avec tout le personnel nécessaire. C’est permettre aux agents municipaux d’assumer leurs missions dans de bonnes conditions. C’est offrir à tous les enfants l’accès à la cantine, avec des repas bons et équilibrés. C’est considérer que les temps périscolaires visent l’égalité des chances et que les tarifs ne doivent pas être un obstacle.

Depuis trois rentrées scolaires, il faut bien le constater : la municipalité se contente de faire le minimum. Et ce n’est pas une nouvelle campagne de communication qui pourra masquer son manque d’ambition.

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