ATSEM : un long bras de fer

Après un long bras de fer avec les parents d’élèves et les nombreuses critiques de l’opposition municipale, l’adjointe aux affaires scolaires aurait fait volte-face : il devrait de nouveau y avoir un ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) par classe dans les écoles maternelles de Toulouse. Mais la vigilance reste de mise. Petit retour sur un combat qui dure depuis des mois.

Jusqu’en 2014 à Toulouse, l’école maternelle fonctionnait sur le principe d’un enseignant plus un ATSEM par classe. Dans des classes comptant souvent jusqu’à 30 enfants, c’est un minimum pour mener à bien des activités et des ateliers pédagogiques, mais aussi tout simplement favoriser le confort des jeunes élèves. En effet, ce personnel est essentiel dans le fonctionnement quotidien d’une école maternelle. Car non seulement il assiste les enseignants pendant le temps scolaire, mais il est également chargé du temps périscolaire, de l’accueil des élèves et du service à la cantine.

Parents-en-cole╠Çre-ATSEM-150x132Depuis 2014, la situation s’est considérablement dégradée, malgré les discours de la droite toulousaine sur la priorité donnée à l’école. Le chiffre d’un ATSEM par classe est aujourd’hui loin d’être la norme. De l’avis des parents d’élèves et des équipes éducatives, le quotidien est même devenu carrément ingérable dans des dizaines d’écoles maternelles. Le collectif «Parents élèves Toulouse en Colère» et la FCPE31 mènent depuis des mois de nombreuses actions pour le recrutement d’ATSEM en nombre suffisant. Grâce à la dynamique démographique que connait Toulouse, une vingtaine de classes maternelles sont créées chaque année, ce qui nécessite le recrutement d’autant d’ATSEM. Il faut également remplacer les départs à la retraite et prévoir le remplacement ponctuel des agents en congés maladie, nombreux dans ce métier usant et souvent dévalorisé.

Après avoir annoncé le recrutement de 50 ATSEM, nombre largement insuffisant pour couvrir les besoins, la Ville a donc finalement décidé de revenir sur le principe instauré par la précédente municipalité. Mais il convient de rester particulièrement attentif à la suite donnée à cette annonce, la droite toulousaine nous ayant habitué depuis deux ans aux promesses non tenues.

Et le combat n’est pas terminé. Le service public d’éducation se dégrade peu à peu à Toulouse : réduction de 13% du budget de fonctionnement des écoles, augmentation des tarifs de l’accueil de loisirs associé à l’école (qui peut aller jusqu’à 600% en fonction du revenu des familles !), fin de la gratuité de la garderie maternelle du mercredi après-midi, fin de la gratuité de la cantine pour les familles les plus démunies (sans parler de la qualité des repas, qui laisse de plus en plus à désirer)… Mais que l’on se rassure : Jean-Luc Moudenc affirme que l’école est une priorité…

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