Une hausse des tarifs des services publics municipaux injustifiée

Lettre ouverte aux Toulousains

Madame, Monsieur,

Vous avez, en début d’été, reçu une lettre de la municipalité justifiant l’augmentation, en cette rentrée, des tarifs des services publics municipaux.

Dans ce courrier mensonger, voire diffamatoire, la municipalité renvoie la responsabilité de cette hausse à l’équipe qui l’a précédée.

Elu d’opposition depuis 2008, Député jusqu’en 2013, Jean-Luc Moudenc tente aujourd’hui de faire croire qu’il découvre l’état des finances de la Ville et la baisse des dotations de l’État. Pourtant, le « budget insincère » évoqué n’existe pas et l’examen du compte administratif, au mois de juin dernier, l’a bien démontré.

Bien loin d’avoir tenté de « cacher » quoi que ce soit, nous avons, lors de la précédente mandature, fait le choix de l’investissement, en utilisant les finances publiques comme levier d’amélioration du quotidien des Toulousains, et pour faire de Toulouse une ville à la hauteur des enjeux du XXIe siècle.

Nous assumons d’avoir utilisé une partie de l’épargne pour rattraper le retard de Toulouse dans bien des domaines : les écoles (plus de 60 Millions d’euros), les crèches (plus de 1200 places et 300 emplois), la culture, le développement économique et particulièrement le transport.
Nous avons investi pour sauver Tisséo d’une faillite programmée par Jean-Luc Moudenc, qui, en évinçant le Conseil Général de Tisséo a provoqué un déficit de 32 millions d’euros annuel en fonctionnement et une dette monstrueuse de 1,4 milliard en investissement à la seule charge de la métropole et de la ville de Toulouse et une épargne négative de -4 milliards trouvée en 2008.
Tout en le confortant comme un véritable service public, nous avons donné à Tisséo une capacité d’affronter  l’avenir en équilibrant ses comptes et en engageant une politique de maillage cohérente avec des modes alternatifs et complémentaires au métro.

La comédie orchestrée par la majorité ne masque pourtant pas les choix idéologiques opérés depuis une année. C’est bien la solidarité qui en fait les frais depuis dix-huit mois : fin de la gratuité des cantines pour les plus bas revenus, hausse généralisée des tarifs (centres de loisirs, activités sportives et culturelles, CLAE …), suppression du critère des revenus dans l’attribution des places en crèches, baisses drastiques des subventions aux associations, marchandisation de l’espace public… En dehors d’une hypothétique troisième ligne de métro, nous ne pouvons que constater l’absence de grands projets pour Toulouse. Le risque est que notre ville se referme sur elle même et prenne du retard en termes économiques, d’espace public, de transport en commun, d’écologie…

Un an après son élection, renonçant à un de ses engagements phares de campagne, Jean-Luc Moudenc a pris la décision d’augmenter de 15% les impôts locaux à Toulouse, et de 15% sur deux ans ceux de Toulouse Métropole et impose aux Toulousains une hausse conséquente des tarifs des services publics.

Cette décision, sans précédent, aura des conséquences extrêmement graves pour les Toulousains et leur pouvoir d’achat.

Nous ne pouvions laisser plus longtemps se répandre la rumeur, nourrie par la municipalité actuelle pour justifier ses reniements. Jean-Luc Moudenc et l’ensemble de son équipe doivent enfin faire face à leurs responsabilités et assumer leurs choix iniques.

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