L’office de la tranquillité fait les frais de l’esprit de revanche de JL Moudenc

 

Avoir un interlocuteur,c’est bien. Avoir une réponse et être bien aiguillé, c’est mieux. C’est sur ce principe qu’à été créé, en 2009, l’Office de la tranquillité à Toulouse. Jusqu’alors, après 18 h ou les week-ends, plus personne ne répondait aux demandes des citoyens, sauf les services d’urgence, souvent saturés. Les nuisances sonores, les conflits de voisinage, les dégradations du mobilier urbain et autres incivilités sur l’espace public n’ont pourtant pas d’horaires et nourrissent le sentiment d’intranquillité et d’insécurité des Toulousains.

 La nouvelle municipalité a donc annoncé brutalement, hier, la disparition de cette expérience innovante, qui a pourtant fait des émules en France et a reçu, en 2011, le trophée du concours des Décibels d’or.

 A l’argument du coût trop important du service, à celui de l’incompétence des agents, de la mauvaise organisation du service, il suffit d’opposer les chiffres de l’enquête de satisfaction, les résultats du million d’appels reçus depuis la création de l’Office. Le partenariat tissé par l’Office de la tranquillité avec l’ensemble des services municipaux permettait -même si l’on peut convenir qu’une amélioration était encore souhaitable- de renforcer l’efficacité de la réponse et favorisait les économies d’échelle. Nul ne peut le nier. Ce sont dorénavant les Policiers municipaux qui vont répondre aux appels des Toulousains, alors que l’on nous promet que les nouveaux recrutements sont faits pour renforcer « le terrain ». Ce sont les services d’urgence, et notamment le « 17 », déjà submergés, qui devront réorienter des interlocuteurs en difficulté.

Aujourd’hui, nous nous inquiétons encore plus de la volonté de Jean-Luc Moudenc de faire table rase des réalisations du précédent mandat, au risque de casser de bons outils, et au détriment de nos concitoyens. Au lien humain et au dialogue, le nouveau Maire préfère les caméras de vidéosurveillance … ce sont les Toulousains qui payent aujourd’hui son esprit de revanche.