Fausses économies mais véritable absence d’ambition

Tribune des élus socialistes de la ville de Toulouse à paraitre dans le magazine « A Toulouse » :

Fausses économies mais véritable absence d’ambition
La nouvelle municipalité martèle que les caisses de la ville sont vides, que des économies drastiques sont indispensables, mais n’hésite pas, en balayant des projets initiés par notre équipe, à gréver les finances communales.
Avant l’été, le Maire a annoncé l’abandon du projet de Maison de l’Image, place Abbal au cœur du quartier de la Reynerie. Faisant fi de la nécessité de désenclaver ce quartier pour l’ouvrir sur la ville et la métropole en dotant ce territoire d’un équipement à destination de tous les Toulousains, c’est une économie de 20 millions d’euros pour les finances de la Ville qui était promise. En réalité, au vu du coût réel du projet, des contribution des autres institutions et des dépenses déjà engagées, c’est une perte pour la ville de 3 millions d’euros que nous constatons. La recomposition du projet de « La Machine » à Montaudran nous préoccupe tout autant. Au-delà de l’importance de ce projet culturel pour notre métropole, nous resterons vigilants quant aux coûts induits par ces nouveaux choix municipaux.
L’ambition pour notre ville est encore sacrifiée sur l’autel des promesses électorales avec l’affaire du relogement de l’Institut d’Études Politiques dans les bâtiments achetés expressément par la Communauté urbaine à ces fins. Pour avoir donné un coup d’arrêt à ce projet et satisfait une quinzaine de riverains du Quai Saint-Pierre inquiets pour leur vue sur la Garonne, la municipalité sera comptable d’une facture de plus de deux millions d’euros -soit la moitié du prix de vente à l’Université de l’immeuble du Quai St-Pierre- à la charge des contribuables toulousains. Le coût du clientélisme est lourd à supporter.

 

Les élus du Groupe Socialiste demandent à JL Moudenc d’expérimenter l’encadrement des loyers
Le Premier Ministre a ouvert la possibilité aux grandes villes d’entrer dans un dispositif d’expérimentation d’encadrement des loyers, en application de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur).
Comme Paris, ou encore Lille et Grenoble, dont les Maires se sont déclarés volontaires pour cette expérimentation, et malgré notre volontarisme en la matière dans le mandat précédent, Toulouse souffre encore d’un fort déséquilibre entre offre et demande de logements. Cette situation « tendue » induit des niveaux de loyer le plus souvent incompatibles avec le budget des ménages. C’est pourquoi les élus du Groupe Socialiste ont écrit à JL Moudenc, le 1er septembre, pour qu’il sollicite une dérogation pour notre ville. Cette mesure serait, dans cette période de crise, un vrai « coup de pouce » au pouvoir d’achat des Toulousains.

 

Pierre Cohen – Président du Groupe, Gisèle Verniol, Isabelle Hardy, François Briançon, Claude Touchefeu, Joël Carreiras, Romain Cujives, Vincentella De Comarmond.