Coup d’arrêt du projet de relogement de l’IEP : le clientélisme préféré à l’intérêt général

Jean-Luc Moudenc a obtenu l’abandon du projet de relogement de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse dans les bâtiments du Quai St-Pierre achetés expressément par la Communauté urbaine à ces fins. Une fois de plus, il sacrifie un projet structurant pour la métropole toulousaine sur l’autel de ses promesses électoralistes, alors même qu’il avait voté la délibération qui actait ce déménagement.

Après nous avoir expliqué que les caisses de la Ville étaient vides et lancé un plan draconien d’économie au sein de la collectivité, Jean-Luc Moudenc n’hésite pas, pour arriver à ses fins et sauver la face auprès de son électorat, à jeter par la fenêtre plus de deux millions d’euros, soit la moitié du prix de vente à l’Université de l’immeuble du Quai St-Pierre.

Les solutions proposées ne sont qu’une triste partie de chaises musicales indigne des conditions d’accueil d’une école qui fait le fleuron de la deuxième ville étudiante de France et ne résout pas à long terme les problèmes urgents de relogement auxquels doit faire face l’IEP.

Pendant près de 6 ans, 1500 étudiants vont devoir déménager au minimum trois fois dans des sites précaires, sans connaître le lieu définitif d’installation, alors que le Quai St Pierre pouvait leur assurer un accueil pérenne et de qualité en plein cœur du quartier universitaire de Toulouse.

Il s’agit une fois de plus d’une décision prise à la va-vite sans avoir consulté les instances délibérantes et les principaux acteurs concernés.

Au final, ce sont les étudiants et l’IEP qui feront les frais de ces petits arrangements.