Non, les caisses de la ville ne sont pas « vides » !

Depuis plusieurs semaines, la nouvelle majorité UMP de la ville de Toulouse a décidé de justifier ses choix politiques à travers une remise en cause de la gestion municipale de ses prédécesseurs.

Une urgence en 2008 : palier le déficit des transports
Le vrai bilan de la gauche à Toulouse depuis 2008, en pleine période de crise, de baisse des dotations d’État et de suppression de recettes comme celle de la taxe professionnelle décidée par Nicolas Sarkozy, aura été celui d’une politique budgétaire active et combative contre les effets de la crise. Le choix de la gauche, à Toulouse, fut de refuser une politique municipale d’austérité, celui d’investir pour moderniser la ville, celui du pouvoir d’achat des Toulousains par la maîtrise de la fiscalité et des tarifs.
Dès 2008, le devoir de la gauche fut aussi de combler un trou de 50 % dans les finances de Tisséo (32 M€/an en moins pour le fonctionnement et 600M€ de dettes). Il fut le choix de sauver le service public du transport d’une faillite annoncée et du risque de privatisation . En 2008, alors que la dette de la ville était de zéro, celle de Tisséo s’élevait à 1,3 milliards avec un remboursement de la ligne B du métro jusqu’en 2030. La droite avait transféré déficit et dette. De 2008 à 2014, ce sont 110 millions d’euros supplémentaires nous avons consacré à Tisséo et au développement des transports en commun.

Notre choix : investir et développer le service public sans augmenter l’impôt local
Nous avons maîtrisé l’évolution des dépenses de fonctionnement en donnant la priorité aux services rendus aux habitants et en engageant la mutualisation des moyens avec Toulouse Métropole. De nouvelles ressources financières on été trouvées en créant rapidement la Communauté Urbaine.
Notre municipalité a fait le choix de mobiliser les excédents financiers de la ville, « bas de laine » inutilisé, afin de les réinvestir. La droite cultivait la rente ; nous avons dégelé près de 140 millions d’euros qui n’étaient pas utilisés et constituaient l’avoir des Toulousains. Ce n’est qu’en 2013 que nous avons mobilisé l’emprunt pour poursuivre les investissements.

La nouvelle municipalité met aujourd’hui en scène sa soi-disant découverte de l’état des finances de la ville, préparant ainsi une série de renoncements. Avec ses promesses inconsidérées, c’est le risque d’une remise une remise cause du service public qui pèse sur notre ville. Les Toulousains méritent mieux.