Pour Toulouse et ses quartiers, Jean-Luc Moudenc enclenche la marche arrière…

C’est par la voie d’un communiqué que le nouveau Maire de Toulouse a annoncé hier l’abandon du projet de Maison de l’Image, place Abbal au cœur du quartier de la Reynerie.
Cet équipement culturel ambitieux et innovant d’envergure métropolitaine, dont les travaux devaient débuter dans les prochains jours, était dédié à l’éducation à l’image, à la culture de l’écran et des nouveaux médias.

Il avait pour ambition de désenclaver ce quartier pour l’ouvrir sur la ville et la métropole en dotant ce territoire d’un équipement à destination de tous les Toulousains.
Cette décision prise sans concertation avec les habitants, les acteurs culturels et les élus municipaux est donc un mauvais signal envoyé au monde de la culture et aux habitants de la Reynerie. Ce projet qui était porté et soutenu par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département vient donc de mourir par la seule volonté d’un Maire qui ne semble avoir aucune ambition pour la culture et les quartiers.

La nouvelle municipalité justifie l’abandon de ce projet par un soi-disant «état très dégradé des finances de la Ville après six années de laisser-aller budgétaire ». Quel crédit les Toulousains accorderont ils à une nouvelle municipalité qui fait preuve d’amateurisme dans ses calculs budgétaires ?
En effet, la nouvelle municipalité promet une économie de 20 millions d’euros pour les finances de la Ville sur un projet qu’ils évaluent à 23 millions d’euros. Or le coût réel de ce projet est de 18 millions d’euros HT.

Les partenaires institutionnels s’étaient engagés à apporter une part importante des ressources financières nécessaires à la construction soit un peu plus de 9 millions d’euros. 3 millions d’euros ne pourront être récupérés car déjà engagés et constitueront donc une perte sèche pour le contribuable Toulousain. En abandonnant ce projet, la Ville fera une économie d’à peine 6 millions d’euros, soit loin des 20 millions annoncés ! De plus, si la nouvelle municipalité engage la construction d’une maison de quartier en lieu et place de cet équipement, l’économie devrait être nulle voir négative…!

Mensonge manifeste, méconnaissance du dossier ou erreur de calcul ? Les Toulousains seront libres de juger la nécessité d’abandonner un projet ambitieux déjà budgétisé qui entraîne la disparition de 3 millions d’euros à la charge des contribuables et qui symbolise les débuts d’une ville qui marche à reculons.